POUILLY-EN-AUXOIS ET SES ENVIRONS |
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« Oui, entre le plateau du Châtillonnais, le Morvan granitique et les chaînons jurassiques des Monts de Bourgogne, ce canton est bien le seul en France qui puisse se vanter d’envoyer ses eaux dans les 3 mers qui baignent notre Gaule bien-aimée : à la Manche par le Serein et l’Armançon, à l’Atlantique par l’Arroux, à la Méditerranée par la Vandenesse, ce qui fait que la source la plus modeste, au fond de sa combe sauvage, prend figure de fontaine de jouvence .» « Elles gonflent ici ou là, des petits lacs, perdus dans la verdure, passant au pied d’antiques sanctuaires et de vieux châteaux comme Châteauneuf, Mont-Saint-Jean, Chailly, Commarin, Châtellenot, qui gardent cet étroit passage entre France du Nord et France du Sud. » Henri Vincenot, Célèbre écrivain local GENERALITES L'agglomération de Pouilly, située à l'origine sur la hauteur, fut peu à peu rebâtie dans la vallée à partir du XVIème siècle, lorsque murailles et châteaux édifiés par les Ducs de Bourgogne eurent perdu toute leur efficacité militaire. LA CHAPELLE NOTRE-DAME TROUVEE Sur la butte Saint Pierre, l'église Notre Dame Trouvée, bâtie aux XIII et XIVème siècle resta, néanmoins jusqu'au milieu du XIXème siècle le centre de la vie spirituelle de la paroisse. Elle fut ensuite reléguée au rôle de chapelle de cimetière lorsqu'on édifia un nouveau sanctuaire au coeur du village en 1868. Le qualificatif de "trouvée" serait dû à la découverte légendaire d'une statue intacte de la Vierge dans les cendres d'une construction dévastée par les Normands. En fait, la chapelle abrite une vierge noire qui daterait du XIIème siècle. Cette vierge a été volée en 1980. LE COMMERCE Dès le XIIème siècle, Pouilly accueillit d'importantes foires où se négociaient essentiellement les blés cultivés sur les riches alluvions e l'Auxois. A la veille de la révolution, la terre de Pouilly, après avoir appartenu aux familles de Beauffremont, de Chabot et d'Hracourt, devint la propriété de la Maison Royale de Saint Cyr. En 1818, le commerce de Pouilly consistait, en plus des blés, en chanvres, huiles, cuirs, laines et moutons. On dénombrait également quelques établissements de chapellerie. En 1847, on assistait au commerce de bestiaux, chevaux, l'exploitation de carrières de ciment... La région connut ensuite un important développement commercial, d'abord fluvial au XIXème siècle, par le biais du canal de Bourgogne, vite relégué au profit des transports ferroviaires au début du XXème siècle. Aujourd'hui, c'est grâce à une volonté des élus et à la situation géographique de la région que s'est organisé un carrefour autoroutier très fréquenté autour de Pouilly-en-Auxois. Ce chef-lieu de canton a ainsi connu un fort développement économique dû à l'installation d'entreprises nouvelles offrant tous les services utiles. De cette façon, habitants et touristes peuvent vivre en parfaite autarcie. |
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LE COLOMBIER DE L'OFFICE DE TOURISME |
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Cette tour ronde du XV ème siècle, haute de plus de 9 mètres, accueille l'Office de Tourisme** de Pouilly-en-Auxois. L'intérieur des murs est garni de plus de 1200 compartiments à pigeons. A l'origine, une échelle tournante autour d'un axe central permettait d'attraper les jeunes pigeons facilement. A cette époque, les colombiers appartenaient aux seigneurs. Le vol des pigeons causant de nombreux dégâts aux agriculteurs, on procéda à leur extermination durant la Révolution française. De plus, un décret prévoyait la destruction de tous les colombiers. Malgré ce décret, on peut toujours admirer 3 colombiers à Pouilly, ainsi qu'une volière carrée. |
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Le Colombier avant et après sa rénovation |
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